La question de l’origine de l’homme se pose aujourd’hui  dans des termes neufs.
La paléoanthropologie, loin de se compartimenter dans d’étroites spécialités à mesure qu’elle découvre de nouveaux fossiles ou établit des appartements inédits entre espèces, ne cesse en contraire d’élargir son domaine, intégrant par exemple  la génétique, la biologie de l’évolution ou l’écologie des primates.
A la variété de ses objets d’étude s’ajoute un radical changement de perspective.
Il ne s’agit plus d’étudier les grandes étapes de l’histoire des hominidés par référence à l’homme actuel puisque les aspects proprement humains d’Homo sapiens sapiens – c’est désormais certain – ne sont apparus que très important.
Témoin privilégié de l’histoire récente de ce domaine de recherche, Roger Lewin en dresse un bilan complet, concis et abondamment illustré, qui nous invite à ôter “les lunettes de l’anthropocentrisme” pour voir sous un jour nouveau la préhistoire de l’homme.